Parixité Formation

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dimanche 2 novembre 2008

La galaxie de l'autoformation

Je pensais que ce lien n'existait plus, je viens de le retrouver en surfant sur mon ancien site. Je le poste pour ceux que l'autoformation intéresse. La galaxie de l'autoformation C'est une page qui a été crée par Philippe Carré de l'Université de Nantes. Il est utile pour bien situer les différentes sphères que peut recouvrir le terme. Ici l'auteur la décrit comme pouvant être: Cognitive: apprendre à apprendre, Intégrale: apprendre hors des systèmes éducatifs, Existentielle: apprendre à être, Éducative: apprendre dans des dispositifs ouverts et Sociale: apprendre dans et par le groupe social.



la galaxie de l'autoformation, Philippe Carré and others in Nantes





samedi 11 octobre 2008

Passer des logiques de prédation aux logiques de coopération

Etymologiquement, le mot crise renvoie à l'idée de moment du choix, moment de la décision. Quand la crise survient, c'est toujours parce que les causes du mal étaient tenues à l'écart. Dans le couple par exemple, on savait que tel chose posait problème mais on se refusait à en parler à le voir en face, à poser le problème sur la table. ça dure un an, deux ans, trois ans ou plus et vient le moment de la crise. Ce qu'on a refoulé dans des zones obscures rejaillit... et souvent ça fait mal. Et ça nous met en face de la nécessité de faire des choix, de prendre des décisions.

Ce que nous démontre la crise d'aujourd'hui c'est que nous ne pouvons plus "faire société" en gardant au cœur de nos cultures les valeurs de compétition et de prédation. Le prédateur (chez les humains), c'est celui qui n'a d'autre objectif que de s'approprier un maximum de ressources pour jouir du plus de pouvoir possible sur l'autre. Le prédateur dans le monde animal est différent, il ne prélève généralement que ce dont il a besoin et il participe a un équilibre.

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dimanche 5 octobre 2008

"Danger travail"

Un document assez subversif, pour susciter des "apostats" de la religion du travail. En fait, je ne sais pas si ce document est subversif, si il suggère une remise en cause des rapports de pouvoir établis. Il donne à voir, en tous cas, une réalité du travail qui est souvent occultée. En tant que formateur d'adultes, on ne peut pas faire l'économie de cette vision là.

"Tu engueules ton agrafeuse quand elle va mal... devant nous, y a rien... la promotion faut pas y compter" dit un ajusteur chez Peugeot. "Au bout de cinq ans, je peux plus me servir de mes mains, j'ai mal aux mains." "J'ai un doigt, le gros, j'ai du mal à le bouger. J'ai du mal à toucher Dominique le soir. J'ai mal aux mains. La gamine quand je la change, je peux pas lui dégrapher ses boutons."...

"T'as du mal à écrire, j'ai du mal à écrire" "J'ai de plus en plus de mal à m'exprimer; ça aussi c'est la chaine." "C'est dur, quand t'as pas parlé pendant neuf heures, t'as tellement de choses à dire que t'arrives plus à les dire, que les mots, ils arrivent tous ensemble dans la bouche et puis tu bégayes, tu t'énerves, tout t'énerve et ceux qui t'énervent encore plus, c'est ceux qui parlent de la chaine"..."C'est dur la chaine, moi maintenant, je peux plus y aller, j'ai la trouille d'y aller... c'est pas le manque de volonté, c'est la peur d'y aller. La peur qu'ils me mutilent encore d'avantage. La peur que je puisse plus parler un jour, que je devienne muet... Je lisais avant, j'ai lu un tas de livre. Mais j'ai même plus envie de lire."

"Et puis quels débouchés on a? Je suis rentré chez Peugeot à dix huit ans en sortant de l'école. "Et puis j'ai tellement mal aux mains, j'ai tellement des grosses mains. Elles me dégoutent tellement. Et pourtant, je les aime tellement mes mains. Je sens que je pourrai faire des trucs avec, mais j'ai du mal à plier les doigts". "Ma peau elle s'en va, je vais pas me l'arracher, c'est Peugeot qui me l'arrachera et je vais lutter pour pas qu'elle me l'arrache. C'est pour ça que je vais pas m'arracher ma peau. Je veux pas qu'on les touche mes mains. C'est tout ce qu'on a. Peugeot essaie de me les bouffer, de nous les user et là on lutte pour les avoir. C'est de la survie qu'on fait"







samedi 4 octobre 2008

Autoformation

En tant que formateur d'adulte, il est important pour moi de comprendre que les gens que je rencontre ne m'ont pas attendu pour se former. Même si ils ne sont pas passés par des cursus universitaires ou autres, ils ont su répondre à des tas de question que leur posait la vie. Les réponses qu'ils ont trouvé sont valables puisqu'ils sont toujours là, en vie précisément. Partir de ces réponses, de ces expériences tout en les croisant dans le groupe pour enrichir les perspectives est au coeur de mes interventions. Cela peut paraître paradoxal, mais le fait que des recherches théoriques ait été menées sur ce thème permet de s'affranchir d'une vision réductrice de l'acte de formation. Nous restons très dominés par les modèles académiques et de ce que Paolo Freire nomme la "conception bancaire" de l'éducation. Or les gens se forment avec, contre ou sans les institutions formelles. Cultiver ce regard, reconnaître que l'autre est porteur de savoirs même s'ils restent parfois "insus" m'aide à l'aider à le faire émerger avec lui afin qu'il lui donne un statut de véritable savoir, grâce à l'échange et au retour réflexif. J'entends parfois des personnes me dire: "j'ai été 5 ans trésorier d'une association et 3 ans secrétaire.... mais je ne sais rien faire..."

Reconnaître l'autoformation de la personne revêt des enjeux de pouvoir important. Accompagner l'autre dans ce processus, c'est l'aider à reprendre du pouvoir sur sa propre vie. S'affranchir des modèles et des systèmes de valeurs dominants comme celui du diplôme par exemple qui vient anéantir le sentiment d'efficacité personnelle dès que les circonstances de la vie remettent en cause la place de quelqu'un dans le système social.

Pour les chercheurs qui travaillent sur la dimension existentielle de ce concept, l'autoformation, c'est l'action du vivant qui se dote lui même de sa propre forme dans une relation symbolique avec son environnement (cf. Francisco Varela, l'Arbre de la connaissance). Cette définition me paraît fondamentale, être vivant, c'est être en formation, au sens de produire sa propre forme. Cette définition, qui s'appuie sur les recherches les plus récentes de la biologie, nous permet d'envisager la formation bien au delà des quelques moments "formels" pendant lesquels l'être humain se forme : école, université, formation continue etc. Pour cette approche que Gaston Pineau nomme bio-épistémologique, chaque expérience de la vie, la plus insignifiante soit-elle, participe de ce processus vital.

Des chercheurs québécois en sciences de l'éducation, (Bruno Bourassa et al, 2000) parlent également "d'apprentissage expérientiel". Ils nous proposent pour illustrer ce geste de l'autoformation un schéma en boucle de rétroaction conçu initialement par David Kol


la boucle de l'apprentissage expérientiel




Voir le site du Cégep de Chicoutimi




Mais ce concept d'autoformation renvoie à une dimension paradoxale de la pratique pédagogique. S'il s'agit bien de "redonner le pouvoir aux apprenants", le pouvoir-savoir du formateur n'en n'est pas moins là, lui aussi. Pour résoudre ce paradoxe, Gaston Pineau propose un modèle tripolaire de l'autoformation :




Auto (Soi) triangle de l'autoformation de Gaston Pineau

hetero (les autres) eco (le monde, les choses)

La galaxie de l'autoformation : Philippe Carré à Nantes
Paolo Freire
Groupe d'expression du groupe de Recherche sur l'autoformation
Pascal Galvani
Fiche de lecture du bouquin de Philippe Carré: l'autoformation

lien ancien site

geocities
Supports pour formateurs


samedi 27 septembre 2008

Les émotions qu'est-ce que c'est?

Il y a quelques jours, le débat sur la lecture de lettre de Guy Môquet battait son plein et je ne me suis pas positionné sur les questions soulevées par les interférences du politique sur l'histoire et son enseignement. Je n'ai pas vraiment suivi les débats à vrai dire, mais pour le peu que j'ai entendu je n'ai pas l'impression qu'on ai touché les questions de fond. J'ai été frappé par exemple par certaines prises de position d'enseignants qui tendaient à raisonner comme si leur tâche était noblement séparé du "politique". Je ne suis pas un expert de ces questions mais l'enseignement national il me semble, dépend bien d'un ministère et ses programmes font l'objet de parution au bulletin officiel (qu'on me corrige si je me trompe). La pratique de l'enseignement dépend bien dans ce sens de divers pouvoirs, législatifs et administratifs qui lui donne ses orientations et contrôle leur application. Je comprends tout à fait cependant l'argument des profs qui ne souhaitent pas se soumettre à une directive ponctuelle dans laquelle ils ne se reconnaissent pas ou qui leur donne le sentiment d'être instrumentalisés par un gouvernement qu'ils désapprouvent.

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jeudi 18 septembre 2008

le Durf 2008, dans les rues de Bristol




durf à Bristol


le blog du Durf 2008
Emmaus House
Emmaus House sur Google Maps


mardi 9 septembre 2008

être de passage

Il y a surement des centaines de façon d'être de passage. Sans doute y a t-il autant de façon que de passants. "Je ne fais que passer" dit celui-là, pour bien marquer qu'il ne va pas s'incruster ou bien s'assurer qu'on ne le retiendra pas. "Je passais par là" dit tel autre pour signifier qu'il se rendait quelque part et que..., comme il passait devant..., il en profite pour s'arrêter. Cela a pour avantage d'ouvrir une possibilité d'accueil, mais cela permet également, dans le cas contraire, un départ rapide vers cette autre destination évoquée à l'arrivée. Être de passage, dans ces cas là, c'est pratique, c'est confortable, ça permet de ne pas s'impliquer tout en laissant la porte ouverte à un "bon! puisque tu m'invites si gentiment, je vais rester dîner".

Là il s'agissait "d'être de passage" chez quelqu'un, mais qu'en est-il de "l'être de passage" dans un lieu? Au fond le rapport aux lieux peut-être plus compliqué que le rapport aux gens. Les gens, on peut toujours les ignorer. Les lieux c'est différent, ils nous imprègnent, ils nous enveloppent, ils nous pénètrent. Je suis sensible aux lieux. Bien sur, il y a des lieux où je passe sans trop m'en rendre compte. Des lieux qui me laissent indifférents même lorsque j'y passe des centaines de fois. Et puis, il y en à d'autres où je me suis arrêté une seule fois et qui me laissent un souvenir vivace.

Je pense à un village, quelque part entre Limoges et Poitiers où je m'étais arrêté il y a trois ans et que j'avais parcouru, reflex à la main. Je revois les pierres de ses maisons, l'arche de son pont, les méandres de son cour d'eau, la lumière qui le baignait ce jour là. Souvent je repense à cet endroit où je m'étais dit qu'il ferait bon habiter. J'ai oublié son nom, je n'y suis jamais retourné et ce village est resté vivant en moi.

Après il y a ces lieux que j'affectionne et où je retourne régulièrement: le Thoureil, Bouchemaine, l'Orbière, le Dolmen du Bourg Dion, Minerve, Rennes le Château... Ces lieux j'y suis toujours de passage mais la familiarité que j'entretiens avec eux fait que m'y sens chez moi. Se sentir chez soi dans un lieu où je suis "de passage", c'est étrange non? D'où vient ce sentiment d'attachement à un lieu? Dans ces lieux, les gens que je côtoient sont rarement ceux que j'y rencontre, mais plutôt, ceux que j'y emmène. J'aime faire découvrir ces lieux qui me sont chers.

C'est là que je réalise que le lieu est un contenant, je peux y mettre ce que je veux et ceux que je veux. Ces lieux habités sont des lieux qui m'habitent :-), n'y voyez rien de phallique, quoi que..., certains menhirs... Parlons justement des dolmens. Est-ce le dolmen qui fait le lieu? ou bien le lieu a-t-il fait qu'on y a mis un dolmen? Le dolmen devient le domaine des rêves de ceux qui l'ont érigé. Des lieux pour rêver: folies des bords de Loire. Des lieux où souffle l'esprit; je me souviens de m'être presque perdu dans les galeries obscures de l'Hélice terrestre, un briquet à la main et d'avoir rêvé à un "ventre universel" la nuit même. Il y a ces "grands rêves" dont parle Jung, rêves qui nous marquent profondément et qu'on n'oublie jamais. Dans quels lieux se logent-ils?

Le lieu, le local, là où je suis, là où nous sommes, là où nous allons. Le pèlerin chemine vers son but, il finit par réaliser que "le chemin" était son but. El Camino, disent les gitans. "Prendre la route". Je me souviens de deux gitans en train de parler "du voyage" avec une lueur dans les yeux. "Nous sommes faits pour le voyage" disaient-ils.

Être de passage, sommes nous autre chose que des êtres de passage?


sur le quai d'une gare, 6 h du matin


mercredi 9 juillet 2008

s'autoformer à Blogger et quelques plateformes du Web 2

Je mets un lien vers un ensemble de vidéo d'autoformation des plateformes du web 2 que sont Skype, Blogger, Netvibes Dailymotion, box.net



suivre le cursus en ligne


Les histoires de vie, une entrée en contrebande dans les sciences sociales

Cependant si le récit de vie appartient depuis longtemps au domaine des pratiques sociales usuelles, ce n'est que très recemment que les sciences humaines utilisent les récits biographiques comme méthodologie de recherche. Cette méthodologie ne semble pas dénuée d'intérêt. Dès lors, on peut se demander d'où viennent les résistances et pourquoi les histoires de vie sont arrivées en "contre-bande" dans les sciences humaines. Quels sont les différentes approches utilisées dans ce champs : la sociologie, exeption faite de la formation permanente, qui sera le thème des modules suivants.


gaston pineau vidéo oasis tv

voir la vidéo




lundi 7 juillet 2008

lexique thématique de la formation Anglais - Français

Bonjour les "DURFs", bienvenues sur mon site. En cliquant sur "Lire la suite", vous accédez à un lexique anglais-français des principaux termes utilisés dans le champ de la formation continue en Angleterre. Vous trouverez également des liens vers quelques thématiques et un lien vers un autre glossaire spécialisé, attention toutefois, celui-ci est issu d'un site canadien, certains termes peuvent par conséquent être spécifiques au Canada. Je vous invite aussi à regarder les vidéos en ligne deux billets en dessous, elles traitent de "l'experiential learning" un sujet dont j'aurai l'occasion de vous parler mercredi. Bon visionnage pour ceux qui auront le temps et à mercredi.

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e-éducation, Joël de Rosnay



La e-éducation, c'est quoi et pourquoi? Faut-il craindre la perte du lien social face à la montée des nouvelles technologies en éducation? Doit on redouter la "macdolnadisation" ou la "billgatisation" des esprits? Autant de questions et bien d'autres auxqu'elles tente de répondre Joël de Rosnay.





Le carrefour numérique à la Cité des sciences


"des systèmes de co-éducation auto-amplificateurs" "inverser la spirale éducative" "apprentissage systèmique" versus "apprentissage analytique" ....

Joël de Rosnay

dimanche 6 juillet 2008

Experiential learning



When we talk in England about experiential learning, we don't refer to a marginal trend of continued education as it may be the case in France.






Experiential learning
apprentissage expérientiel
Cosmeo.com ? (un lien vers un site commercial de soutien scolaire en ligne américain)
autoformation

jeudi 10 avril 2008

un ministre de l'éducation qui ne sait pas faire une règle de trois, c'est grave docteur?

Nous dînions mardi soir avec ma compagne et un ami des gens du voyage, nous en vînmes à parler de cet épisode du ministre de l'éducation qui ne sait pas faire une règle de trois. Nous étions donc trois à table. Notre ami manouche, qui n'a aucun problème avec les apprentissages pour peu qu'ils soient "expérientiels" mais qui a eu quelques problèmes avec les apprentissages scolaires se lamentait car lui aussi ne sait pas faire une règle de trois. Mon amie, qui a une formation scientifique et qui bosse dans la chimie tentait lui expliquer la chose. Voilà que j'intervins pour dire qu'avec ma petite maîtrise en sciences humaines, je ne savais pas non plus faire une règle de trois et que ça ne devait pas être si important puisqu'on pouvait aller jusqu'à ministre sans en avoir besoin. Tout le monde se ralliât à cet argument qui parût décisif. J'en profite pour dire que je suis d'accord avec Xavier Darcos sur un point: il faut réformer l'éducation nationale. Par contre je suis en total désaccord sur la réforme que semble proposer le gouvernement. Quand la droite propose ses réformes elle laisse entendre qu'elles seraient dictées par un seul souci: l'efficacité et qu'aucune idéologie ne les guiderait. En fait il y a bien une idéologie sous-jacente à cette réforme de l'éducation, elle est faite d'un mélange d'économisme, de productivisme et de conservatisme vieillot.

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mardi 25 mars 2008

La sociologie est un sport de combat

Un film de Pierre Carles sur le sociologue Pierre Bourdieu, 2h20




jeudi 13 mars 2008

Stress au travail: un lien pour les managers

Xavier Bertrand va commander un rapport et recenser tous les cas de suicides sur le lieu de travail. Ouf! on est sauvés. En attendant, vous pouvez suivre ce lien: Comment ne plus vivre sur la planète taire. Une des causes principales du stress au travail c'est le manque de formation des managers aux relations humaines. On ne "gère" pas les gens, on essaie d'être en relation avec eux. Mais cet apprentissage devrait commencer à l'école.






mercredi 23 janvier 2008

Communication et relations humaines

Les individus dans les organisations deviennent souvent la proie d'un jeu relationnel écrit de longue date et qui repose sur une vision archaïque de la structure sociale. Il y a urgence à sortir de ces modes pré-formatés d'échanges qui nient l'individu et provoquent de la souffrance au travail. Ce stage vise à questionner nos modalités d'échange dans l'organisation et à imaginer des voies nouvelles.

La parole comme médiation dans la sanction éducative

C'est une question difficile et "douloureuse" pour tout éducateur que celle de la sanction. Tous vont s'accorder à la juger nécessaire, mais combien sont prêts à l'appliquer, à l'assumer et à en faire une opportunité de dire à l'autre et de lui faire dire des paroles qui l'aideront à "grandir". Pour ne pas laisser cette question dans l'impensé et la voir ressurgir épisodiquement sous forme d'un rappel répétitif de ce que nous avons vécu "Parce que c'était comme ça!", sans doute convient-il, en premier lieu, de refaire l'archéologie de notre expérience "d'élève sanctionné".

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jeudi 17 janvier 2008

Ecouter l'inachevé

Notre capacité d'écoute, je crois, à quelque chose à voir avec l'acceptation de l'inachèvement dans l'homme. Penser qu'on peut tout dire sur quelque chose qui a trait à l'humain est une illusion. Ce qui nous caractérise, c'est l'inachèvement. Pour écouter, il faut accepter l'incertitude. Les gens pleins de certitudes sont incapables d'écouter.




l'inachevé



Les attitudes spontanées dans les relations interpersonnelles

La notion d'attitude se distingue du comportement qui est observable et renvoie plus exclusivement à la dimension extérieure, corporelle. Même si elle se traduit par un comportement, l'attitude désigne les pensées, les dispositions que nous avons à l'égard d'une chose. Elias Porter, collaborateur de Carl Rogers a, dans les années cinquante, en utilisant le magnétophone procédé à l'étude de plusieurs centaines d'entretiens conduits dans le cadre de relations thérapeutiques. Avec son équipe de chercheurs, ils ont pu identifier six grandes familles d'attitudes auxquelles nous avons spontanément recours dans nos relations interpersonnellles et qui se traduisent par des "actes de langages", autrement dit des comportements observables spécifiques.

Nous nous penchons ici sur ces six familles d'attitudes et sur les effets qu'elles induisent sur soi et sur la relation. Nous nous pencherons également sur les attitudes à privilégier selon le type d'entretien mené. Il n'est pas ici question de prescrire telle ou telle attitude mais de s'interroger sur son impact dans la relation. La réflexion proposée en relation avec une conduite d'entretien est de savoir comment doser les attitudes appropriées à la nature de l'entretien. Il existe un débat chez les formateurs pour déterminer si la notion de comportement ne serait pas plus adaptée au propos que celle d'attitude. J'opte pour le mot attitude parce qu'il implique un travail d'intériorité et un véritable changement du regard qu'on porte sur l'autre. On peut en effet ne rien dire et par un simple regard faire passer un jugement ou une désaprobation que l'autre aura fort bien perçu et ressenti.

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